Yakushima 1/2

18/05 au 25/05
Pour nous rendre à Yakushima, nous avons pris un ferry à Kagoshima, ville au sud du Kyushu. Le ferry du matin est le moins cher, et il met 4h.
Yakushima est l’île dont s’est inspiré Myasaki pour la forêt de Princesse Mononoké. Il y a des cèdres millénaire et de jolies randonnées à faire au milieu de la mousse de la forêt. La mousse est protégée au World Heritage, tout comme l’île.
Nous en avons profité pour grimper un peu sur un des nombreux sentiers.

20140531-183354.jpg

20140531-183444.jpg

20140531-183639.jpg

20140531-183632.jpg

Gorges de Takachiho

16/05
La veille, nous avons rencontré un belge et une française dans notre hôtel Little Asia, Take et Valentine. Nous avons décidé de nous rendre tous les 4 aux gorges de Takachiho.
Les photos parlent d’elles mêmes pour ce lieu encore une fois magique et différent de tous les autres.
Nous déconseillons le youth hostel de takachiho. Deuxième et dernière déception de tout le séjour pour une nuit réservée.

20140531-182923.jpg

20140531-183001.jpg

20140531-183014.jpg

Les volcans d’Aso

12/05 au 16/05
“Ce complexe volcanique regroupe en fait une quinzaine de cônes volcaniques au sein d’une caldeira de 25 km sur 18 km. Cette dernière contient entre autres la ville d’Aso ; on estime que la population qui habite dans cette zone s’élève à 100 000 personnes[1].”

Nous restons 4 nuits dans une auberge à 2000 Yen (moins de 15€/nuit) pour une chambre privée. Tenue par une famille adorable, propre, cosy, le repas du soir est même proposée à 300 yen. Je recommande cettte auberge à chaque personne, tout budget confondu, de s’y rendre : Little asia Aso / site web http://hostel-guesthouse.com/kumamoto-English/index.html

Il n’a pas fait très beau, on en a donc profité pour se reposer un peu.
Bien sur nous avons profité d’un jour où la météo était avec nous pour aller faire le tour des volcans. Il fallait prendre un train et un bus, mais la chance nous a encore sourit, on a rencontré un père et son fils à la gare qui n’avaient pas de programme pour la journée, et qui nous ont donc fait visiter les environs en voiture (meilleur moyen pour visiter apparemment, vu la petite fréquence des transports publics)
Le volcan en éruption n’était pas libre d’accès ce jour là car les gaz toxiques étaient trop puissants, mais la balade, même sans voir le fameux cratere, valait amplement le coup. Et puis nous l’avons quand même vu de loin !

Les deux japonais étaient très sympas, ils nous ont emmenées dans une serre de fraises dans lequel le plus vieux travaillait. Il nous a dit de nous servir, je pense que ce sont les meilleures fraises que je n’ai jamais mangé.

Ils nous ont aussi fait visiter le temple de la ville d’Aso après nous avoir fait goûter les soba froides, des nouilles de blé noir. Dans le temple, ils nous ont fait tirer nos prédictions sur des petits papiers, que nous avons ensuite accroché pour nous porter bonheur. On a eu toutes les deux de bonnes prédictions !

20140531-182424.jpg

20140531-182441.jpg

20140531-182449.jpg

20140531-182459.jpg

20140531-182522.jpg

20140531-182512.jpg

20140531-182535.jpg

20140531-182553.jpg

20140531-182544.jpg

Kurokawa onsen

11/05
Nous arrivons avec un temps magnifique dans le village d’onsen, Kurokawa.
Je n’ai je crois pas encore parlé en détail de ces sources naturelles, organisées en bains publics, qui font tellement partie du paysage qu’on en oublie le côté magique.
La plupart sont des sources naturelles, sinon ce sont des sento, même style mais en ville. Mais pour l’instant je me concentre sur le fonctionnement des onsens.
La plupart qu’on a vu avaient au moins un bain intérieur et un bain extérieur. La température des bains est de 42 degré minimum, souvent plus chaude.
En général, on arrive dans une salle commune avec petit panier ou l’on met ses vêtements après s’être entièrement déshabillé. Eh oui, on ne rentre pas dans un onsen en maillot de bain. Au delà du ridicule, vous vous feriez sûrement virer de l’endroit.
Après avoir soigneusement rangé ses vêtements, on entre dans la pièce du/des bain(s) ou alors à l’extérieur. Mais on n’entre pas dans le bains sans s’être douché avant. Et il ne faut pas s’amuser à prendre une douche comme celle qu’on fait avant de rentrer dans une de nos piscines.
Les japonaises se lavent avec une petite serviette qui sert de gant. Le gel douche, shampoing, après shampoing est à disposition. Elles n’hésitent pas à sortir rasoir et autre matériel de pédicure.
Après les ablutions, on peut enfin savourer les effets bienfaisants de l’eau volcanique (oui, c’est de l’eau chaude naturellement !)
Certains onsens sentent fort le souffre.

En général, les onsen sont non-mixtes mais il nous est arrivé d’en voir des mixtes. (Bains près de la mer à Yakushima)
En tant qu’européennes, on se sent souvent regardées ici. Les gens nous demandent souvent de nous prendre en photo dans la rue. Les onsens ne changent pas tellement et les japonaises de tout âge n’hésitent pas à nous fixer des qu’on sort de l’eau. On a pris l’habitude de ne pas les regarder en retour car on sait que c’est simplement de la curiosité.

Revenons au magnifique, le plus beau d’après certains guides, village onsens : Kurokawa. On a dormi dans un ryokan (auberge traditionnel) qui comptait un onsen extérieur extraordinaire et plusieurs bains intérieurs. C’était le grand luxe !

20140530-161519.jpg

20140530-161534.jpg

20140530-161541.jpg

Fukuoka

10/05
Nous voilà arrivées à Fukuoka, premier arrêt dans la province du Kyushu. Un bus mettant 5 heures depuis Hiroshima nous y a amenées. Nous réalisons une heure après être arrivées que l’endroit que nous voulions voir dans les alentours, un jardin de glycines, est en réalité plus au Nord, et qu’il est difficile d’y aller pour une journée. Nous avons malgré cette erreur, et malgré l’hostel très décevant, de bonnes surprises à Fukuoka. Une soirée dans un izakaya notamment. Le barman s’étonne que l’on soit rentré dans son bar, et il nous dit qu’un de de ses amis japonais parle couramment français. Il arrive quelques minutes plus tard, prévenu par le gérant de l’établissement, et en effet, c’est un bilingue. Il sait même faire l’accent “wesh” et nous fait beaucoup rire. On partage pleins de choses avec lui, sa vision de la France, du Japon, ses études à Montpellier….
On prend les guitares du bar peu après et il nous joue un répertoire français qu’il a l’air d’avoir rodé : Brassens, Claude François etc
Le patron de l’Izakaya est tellement content qu’il nous fait payer 600 yen, le prix d’une bière. On n’était loin d’en avoir pris qu’une, mais il a tellement insisté ! Il nous avait aussi fait goûté le Shochu, une liqueure japonaise.
Le lendemain, nous décidons de prendre un bus pour continuer notre périple.

20140530-160928.jpg

Miyajima

Miyajima
Depuis Hiroshima, l’étape Miyajima est impossible à rater. Tous les japonais qu’on a pu rencontrer jusqu’ici nous ont conseillé de s’y rendre. Bon tous les ingrédients semblaient réunis.
– un Tori dans l’eau (porte sacrée shintô)
– des cerfs japonais
– des plages
– des montagnes

Il n’en faut pas plus pour nous convaincre (quoique…)

Nous allons donc à la rencontre de cette île au petit matin. Chaque jour est une nouvelle expérience, chaque jour est fait de nouvelles rencontres. Nous ne nous lassons pas de découvrir des endroits, des mots, des visages inconnus.

Accès : de la gare d’Hiroshima, prendre un ticket combiné sur les machines à 590 yen train + ferry. Une heure en tout

20140513-235137.jpg

20140513-235202.jpg

20140513-235226.jpg

Hiroshima

Nous n’avions pas prévu initialement de venir à Hiroshima.
Mais finalement nous y voilà.
Le 6 août 1945, la première bombe atomique est lancée à 8h15.
C’est une journée particulière que la visite des alentours et du mémorial. Une émotion spéciale se dessine et on peut imaginer une ville meurtrie qui a su se relever du pire.
Malgré tout à Hiroshima, il a l’air d’y faire bon vivre. Nous avons apprécié l’ambiance paisible et les bords de rivières.

Photos 3 et 4 : maquettes de la ville avant et après la bombe dans le musée.

20140513-232403.jpg

20140513-232440.jpg

20140513-232428.jpg

20140513-232349.jpg

Tottori

C’est en ouvrant un livre de photos sur le Japon, il y a maintenant presque deux mois lorsque j’étais dans les Alpes Japonaises à Nagano que j’ai pu découvrir cet endroit. Tottori est rarement indiqué sur les guides. Il est vrai que la ville présente assez peu d’intérêt touristique, bien que la non-ambiance sois plutôt plaisante. Ce qui est à voir à Tottori, ce qui nous a intéressé en tout cas, ce sont les dunes de sables qui bordent la Mer du Japon. À quelques kilomètres du centre-ville, nous avons découvert un mini-désert assez surprenant et peu habituel de l’image qu’on se fait du Japon. Le dépaysement dans le dépaysement.

Se rendre à Tottori : aéroport / train
Nous avons choisi le bus depuis Osaka (terminal Ocat bus center). Pas de site internet en Romaji (caractères romains)

20140513-231513.jpg

20140513-231526.jpg

20140513-231611.jpg

20140513-231559.jpg

20140513-231628.jpg

Nara

Depuis notre nouveau point de chute, Osaka, nous partons pour Nara, ville intéressante pour son Daibutsu , grand Bouddha mais aussi pour ses cerfs japonais.
Une image vaut 100 000 mots

20140505-005634.jpg

20140505-005647.jpg

20140505-005704.jpg

20140505-005733.jpg

20140505-010312.jpg

Arashiyama – Kyoto

À l’ouest de Kyoto, ambiance vacances à Arashiyama. Au programme : Promenade sur la montagne des singes, balade en barque, et petite marche dans la Bambouseraie à côté du Tenryu ji, temple Zen connu pour son jardin qui a servi de modèle à beaucoup d’autres. 20140505-005106.jpg20140505-005139.jpg20140505-005225.jpg20140505-005253.jpg20140505-005314.jpg20140505-005348.jpg

Kyoto

Après avoir fait le trajet Tokyo-Kyoto en stop, nous nous arrêtons une semaine dans la capitale des temples. Entourée de collines, la ville offre un patrimoine culturel qui en met plein les yeux. Malheureusement, nous n’avons pas eu la meilleure des météo pendant cette dernière semaine d’avril, et on en a profité pour être un petit peu malade (c’était le moment en même temps).
Nous avons passé la semaine chez Igor, qui nous a généreusement accueilli via couchsurfing.
Les deux jours de beau temps on a fait chauffer la peloche

20140505-003712.jpg

20140505-003817.jpg

20140505-004150.jpg

20140505-004159.jpg

20140505-004210.jpg

20140505-004219.jpg

20140505-004226.jpg

20140505-004234.jpg

20140505-004245.jpg

Sortir à Tokyo

Il y a trois options pour faire la fête dans la mégalopole.

1 : soirée dans les Izakaya. Vous voulez boire quelques bières et déguster quelques délicieuses spécialités type tempura de légumes ou crevettes ou bien suchi ? C’est le lieu idéal. La plupart des izakaya sont fumeurs. Il n’y a en revanche que très rarement de la musique, et ils ferment tous plus ou moins à 2 heures du matin. Budget : entre 1000 et 5000 yen les bières + mets (tout dépend de ce que vous consommer !) Comment les trouver : ne pas hésiter à pousser des portes. Les izakaya sont très rarement indiqués en caractères latins.

2 : soirée karaoke. A prévoir quand on est un petit groupe. Les karaoke japonais sont presque tous composés de petite salle qu’on réserve avec quelques amis. Vous ne chanterez donc pas devant des inconnus. Fini le fantasme de se faire repérer par un producteur chasseur de talent qui va faire de vous le prochain Matt pokora. Le mieux est d’y aller entre 5 et 20 personnes, et avec des japonais c’est encore mieux. Rassurez-vous, il y a des chansons en anglais. Quelques chansons françaises que j’ai pu trouver dans les karaoke japonais : Pour un flirt avec toi ~ Michel Delpech/ La vie en rose ~ Edith Piaf / Un bain de mousse ~ Alizée / Paroles paroles ~ Dalida / Poupée de cire poupée de son ~ France Galle / Tous les garçons et les filles de mon âge ~ Françoise Hardy budget : entre 2000 et 4000 yen la nuit entière avec boisson illimitée

Image

3 : Les clubs :

Microcosmos – Shibuya ++ : Un gros + pour la qualité des dj de la soirée

Air – Shibuya ++ : Techno/House

Vision – Shibuya +++ : plusieurs salles, bons dj (house/techno/electro/hiphop)

Feria – Roppongi ++ : plusieurs salles et différentes musiques (plutôt commerciales), beaucoup de Gaijin

Tokyo

On va où ?

Image

Il paraît impossible de partager l’ambiance de cette ville, à la fois enivrante par sa taille mais si bien organisée, mesurée, tempérée, qu’on en oublie que c’est l’endroit qui concentre le plus d’habitants sur la planète.

Autour du centre ville – “centre vide” du Palais Imperial où vit l’Empereur actuel, les quartiers se dessinent avec grâce. Ils ont tous leur âme et s’animent de façon mécanique au fil de la journée. Image

Voici Michou du Japon. Ce n’est pas l’empereur mais c’est un guide correct.

Entre ces quartiers, on trouve souvent de petites rues calmes, presque endormie. Le décalage est d’autant plus frappant au détour d’une promenade, où il suffit de quelques secondes pour passer d’un endroit bondé à de petites rues désertes. Image

Shinjuku-Harajuku-Shibuya

À l’est de la ville, ces trois quartiers animés puisent leur énergie au cœur de l’immense parc Yoyogi et son temple Meiji Jingu.Image

On passe d’un quartier d’affaire où les salary-men font partie du paysage (Shinjuku) à un quartier où l’originalité vestimentaire est reine (Harajuku).

ImageImage

Asakusa est un quartier qui borde la rivière. C’est ici que se trouve un des temples les plus connus de Tokyo, le Senso-ji. La toute nouvelle Tokyo Sky Tree a fait son apparition près de là en 2011. Elle mesure 6… mètres. ImageImage

Akihabara, la ville électrique. C’est ici que tout bon geek/otaku qui se respecte trouve son bonheur.

Image

La ville se jette, insouciante dans la baie de Tokyo. On découvre alors Odaiba, l’île artificielle, et son superbe musée des sciences : le Miraikan.

ImageImage

PS : Il y a toujours le sites de photos de Marine : http://monderay.vsco.co qui est souvent mis à jourIMG_4843

Kamakura

A 1h de Tokyo en métro, Kamakura est une ville de bord de mer connue pour ses nombreux temples et surtout le Daibutsu, Bouddha géant de 13 mètres de haut. Pour l’anecdote, ses oreilles seules mesurent 1,90m.ImageImageImage

 

FujiSan

A deux heures de Tokyo (highway keio bus), le Fuji domine l’horizon.
L’ascension est déconseillée voire dangereuse en dehors de la période estivale, donc nous sommes restées à ses pieds.

(Mais l’ascension de nuit, que j’ai pu faire en juillet 2009, vaut vraiment le coup)

ImageImageImageImageImage

Deux jours à Nikko

Inscrit au Patrimoine de l’Unesco, Nikko coupe le souffle.

Se rendre à Nikko depuis Tokyo : Tobu train en gare d’Asakusa (1300 Yen / 10€) pour 2h30 de train. Image

Shinkyo Bridge à l’entrée de la forêt des temples de Nikko

ImageImageImage

Il est bien vu de se purifier avant d’entrer dans l’enceinte du temple : il faut se rincer les mains et la bouche.

Image

“N’entends pas le mal, ne dis pas le mal, ne vois pas le mal.” Voici les trois petits singes (vraiment tout petits) devenus des stars aujourd’hui. Dans le sanctuaire Shinto de Toshogu.

Précision : Depuis quelques années, il y a pas mal de petits endroits en rénovation à Nikko. Il y a donc certains temples complètement fermés ou des endroits sous échafaudages. Il reste énormément de belles choses à voir et l’atmosphère de l’endroit est à gouter coûte que coûte.

Image

Après une bonne journée de marche, dodo au Ryokan Tokanso à Nikko (Prix correct, chambre, personnel, onsen très agréables)

Image

Le lendemain, arrivée au Lac Chuzenji pour la journée.Imagehttps://www.youtube.com/watch?v=_bdOTUocn5wImage

Le mont Nantai (volcan 2800 mètres, à l’origine du lac)

Image

Onsen intérieur/extérieur avec vue sur le lac (Kojoen Hotel : entrée pour le Onsen : 700Y)

Image

Kegon Falls, cascades beaucoup moins impressionnantes en photo qu’en réalité 😦

 

 

Image

Hanami 2014

A l’arrivée du Printemps, le Japon est en fête. On célèbre la floraison des Sakura (cerisiers sans fruits). On boit, on grignotte sous les arbres fleuris, c’est le Hanami.

Parcs : Shinjuku Gyoen / Parc Ueno / Yoyogi / Hikari Gaoka / Hama Rikyu

Image

Itadakimasu

A dire avant de passer à table.

Attention, cela ne signifie pas bon appétit mais plutôt “je reçois humblement ce repas”. Tous les repas  présentés dans cet article valent entre 270 et 1000Yen (entre 1,90€ et 7€).

1. Les fast food japonais : on commande et on paye sur la machine puis on échange un ticket contre notre plat. Toujours accompagné de thé froid et d’un bol de miso. Un de mes plats préférés : Katsudon : Riz, oignon, porc ou poulet pané, omelette…

IMG_0822 IMG_0827  IMG_2428

IMG_2427 IMG_0534

2. Les Izakayas (bière + tapas), ici on a pris des tempura

IMG_0699

3. Les ramen

IMG_1143

4. Faire ses courses au supermarché

IMG_1054

IMG_2500   IMG_1219

5. Petit magasins de Bento (aussi vendus dans les supermarchés)

IMG_1052

6. Repas acheté sur un rare petit stand tenu par une dame dans la rueIMG_2720

7. J’attendais d’avoir gouté des sushi avant de publier cet article. Je confirme, il est probablement plus difficile de trouver des sushi au Japon qu’à Paris. Ceux là viennent du marché au poisson (Tsukiji Market)

IMG_1284  IMG_2996

Et si après tout ça il vous reste un petit creux de curiosité…

IMG_2468

IMG_0585

IMG_0589

Processed with VSCOcam with f2 preset

Les distributeurs de boissons, il y en a partout dans la rue. Il y aurait un distributeur pour 7 japonais.

IMG_1155

Les étiquettes rouges sont des boissons chaudes et les bleues des boissons froides.

 

Sans parole – Roland Barthes

Image

“La masse bruissante d’une langue inconnue constitue une protection délicieuse, enveloppe l’étranger d’une pellicule sonore qui arrête à ses oreilles toutes les aliénations de la langue maternelle : l’origine, régionale et sociale, de qui la parle, son degré de culture, d’intelligence, de goût, l’image à travers laquelle il se constitue comme personne et qu’il vous demande de reconnaître. Aussi, à l’étranger, quel repos ! J’y suis protégé contre la bêtise, la vulgarité, la vanité, la mondanité, la nationalité, la normalité. La langue inconnue, dont je saisis pourtant la respiration, l’aération émotive, en un mot la pure signifiance, forme autour de moi, au fur et à mesure que je me déplace, un léger vertige, m’entraîne dans son vide artificiel, qui ne s’accomplit que pour moi : je vis dans l’interstice débarrassé de tout sens plein. Comment vous êtes-vous débrouillé là-bas, avec la langue ? Sous-entendu : Comment assuriez-vous ce besoin vital de la communication ? Ou plus exactement, assertion idéologique que recouvre l’interrogation pratique : il n’y a de communication que dans la parole.

Image

Or il se trouve que dans ce pays (le Japon), l’empire des signifiants est si vaste, il excède à tel point la parole, que l’échange des signes reste d’une richesse, d’une mobilité, d’une subtilité fascinantes en dépit de l’opacité de la langue, parfois même grâce à cette opacité. La raison en est que là-bas le corps existe, se déploie, agit, se donne, sans hystérie, sans narcisime, mais selon un pur projet érotique – quoique subtilement discret. Ce n’est pas la voix (avec laquelle nous identifions les “droits” de la personne) qui communique (communiquer quoi ? notre âme – forcément belle – notre sincérité ? notre prestige ?), c’est tout le corps (les yeux, le sourire, la mèche, le geste, le vêtement) qui entretient avec vous une sorte de babil auquel la parfaite domination des codes ôte tout caractère régressif, infantile. Fixer un rendez-vous (par gestes, dessins, noms propres) prend sans doute une heure, mais pendant cette heure, pour un message qui se fût aboli en un instant s’il eût été parlé (tout à la fois essentiel et insignifiant), c’est tout le corps de l’autre qui a été connu, goûté, reçu et qui a déployé (sans fin véritable) son propre récit, son propre texte.”

Extrait de L’empire des signes de Roland BARTHES

Video

Acheter un vélo à Tokyo

Après réflexion, l’achat d’un vélo d’occasion pour un mois ne paraît pas si bête. On est plus libres de nos mouvements, et on peut faire des économies sur le long terme. Encore plus si on réussit à le revendre en partant de la capitale.

Ah oui, je dis “nous” : Marine m’a rejoint, et ce pour le reste du voyage.

Bref, nous trouvons un petit magasin de vélo après de nombreuses recherches infructueuses. Le vieux marchand japonais ne parle pas un mot d’anglais, nous devons faire avec le peu que nous avons.

Petite boutique : Shiinhibashi
Prix du “used bicycle” : 8000 Yen (+/- 60€)

Du ski au Japon

20140325-012658.jpg
Je veux goûter un dernier bout d’hiver avant de pouvoir fêter le Hanami (contemplation de cerisiers en fleurs) qui symbolise ici l’arrivée du printemps.
On me parle des Alpes japonaises. C’est à 5h de bus depuis Tokyo et il y a encore beaucoup de neige en mars. Je choisis de me rendre à Hakuba, station où se sont déroulées certaines épreuves des jeux Olypiques de Nagano en 1998. Pas obligatoire de se rendre à Hokaido et ses vents sibériens pour pouvoir profiter de la poudreuse nippone.

20140325-012617.jpg

20140325-012632.jpg
Il neige beaucoup les deux premiers jours, ce sera balades, soupes et onsen (bains de sources naturelles d’eau chaude)

20140325-012646.jpg
Vue de ma chambre

J’avais lu que les stations japonaises n’avaient rien à voir avec les nôtres, qu’elles n’avaient que deux ou trois vieux télésièges.
Bon, je ne dirais rien pour l’âge des remontées mécaniques, mais Hakuba est une station très intéressante niveau piste.
Prix forfait ski Japon
2days pass : 8400 ¥ = 60€

Prix location snowboard + chaussures + pantalon : 10 000 ¥ = 71€

Comment aller à Hakuba depuis Tokyo ?
Se rendre à Shinjuku à côté du magasin yodobashi caméra puis prendre un bus alpico (keio bus). On peut réserver son siège sur leur site

http://highway-buses.jp

Aller tokyo hakuba : 4700¥ (35€)
Aller tokyo Matsumoto : 3400¥ (25€)

20140325-012713.jpg

Première expérience de volontariat

Me voici arrivée au wwoofing tant attendu.

Imagele nekko m’avait prévenue !

Le concept me plait, aider des agriculteurs bio contre le logement. Cela se fait un peu partout dans le monde, l’Australie et la France étant les deux destinations les plus développées à ce niveau là avec les différentes récoltes. Le bio ou organic peut paraître je l’accorde, un peu paradoxal au Japon alors qu’on sait que la radioactivité est partout. J’en parlerai je pense dans un futur proche ici même.

J’avais parlé dans mon précédent article du site wwoofjapan.com, en mentionnant le fait qu’il était tout sauf ergonomique.

Je rappelle cette petite précision pour raconter mon expérience actuelle. En effet, sur le site, il y a une partie en japonais et une partie censée être traduite. La partie traduite en anglais montre des profils assez similaires les uns des autres, comme si les personnes avaient répondu à un qcm. En gros, les profils disent “ma ferme est comme ci, je ne mange pas de fastfood, ce que je fais dans ma ferme “….

Après plusieurs requêtes sur le site qui ne donnent rien (et une inscription payante à l’organisation), j’ai enfin reçu une réponse positive. Génial, après mes deux jours à Tokyo, me voilà partie pour une aventure vers l’inconnu.

Je comprends grâce aux échanges via mails que ces agriculteurs fabriquent des nouilles (udon) et des mochi (pâtisseries japonaises)

Image

Après quelques heures de bus depuis Tokyo, des paysages de montagnes très enneigés traversés tout au long de la route, j’arrive à la gare de Matsumoto, ville connue pour son vieux château et pour être aussi la porte d’entrée des Alpes japonaises.

Image

Deux jeunes japonais viennent m’accueillir, ils m’expliquent qu’ils sont “volonteer students” pour KazukaSan, Madame Kazuka donc. Ils n’en reviennent pas quand ils entendent que je viens de Paris. Ils aiment le PSG (parisajelma) et le film Taxi (saminaceli) et ils réussissent à me le faire comprendre. Très gentils et très expressifs ce qui aide à vaincre la barrière de la langue. Ils m’apprennent des mots dès qu’ils peuvent.

Nous arrivons après une vingtaine de minutes de voiture dans une très vieille maison typique construite sur le flanc d’une montagne encore enneigé, malgré le printemps qui commence à faire disparaître le manteau blanc de l’hiver. Il y a 4 ou 5 jeunes japonais lors de mon arrivée, qui ont l’air d’être la pour aider KazukoSan, la femme avec qui je communiquais sur le fameux site. Cette femme est exceptionnelle. Cela saute tout de suite aux yeux, mais elle semble être complètement paralysée, le visage compris : elle arrive tout de même à s’exprimer avec les jeunes japonais, ils la comprennent comme une mère seule comprend son petit.

ImageMa chambre dans la vieille maison japonaise

Je me demande si le travail va bientôt commencer, mais je comprends vite qu’on est là pour s’occuper de la dame. Tous les étudiants (5 ou 6) la respectent, lui parlent normalement, lui font des blagues et l’embêtent un peu. Je suis étonnée de voir que toute une organisation s’est faite autour de KazukaSan, et que des jeunes d’une vingtaine d’années s’occupent tous les jours d’une dame par pure empathie.

Une partie de l’équipe de volontaires s’en va, et je reste avec les deux qui étaient venus me chercher à la gare ainsi que KazukaSan. Nous partons visiter le château de Matsumoto (sugoi !)

ImageImageImageImage  Image

En rentrant, nous ne sommes plus que deux volontaires et nous préparons le dîner (oishi ! = délicieux)

Image  Image

Je comprends que ce soir je serai seule, et que je devrai gérer la situation de bout en bout avec une femme qui ne peut rien faire seule. Ses mains sont bloquées donc impossible pour elle de faire se gestes. Je ne sais pas où je vais.

D’un autre côté, KazukaSan se débrouille incroyablement bien. Malgré son immobilité, elle peut aller sur internet en se servant de son pied pour utiliser la souris, elle a un compte facebook.

Un instant, je pense au sort des personnes handicapées en France et je me dis qu’il ne doit pas y avoir une seule personne aussi bien entourée que cette merveilleuse femme.

D’un autre côté, je me suis toujours dit être incapable de gérer ce genre de situation. Pourtant aujourd’hui au château, j’ai accompagné KazukaSan aux toilettes. Même si c’est un énorme pas pour moi, je sais que je ne peux pas assumer cette situation plus longtemps. Il est l’heure de dormir, les anciennes maisons ne sont jamais chauffées.

ImageLe lendemain matin, une dame nous accompagne, KazukaSan et moi, en voiture. Je ne comprends pas où on va mais au moins je saurai que Gakko veut dire école, et non voiture comme je le pensais. En effet nous arrivons dans une école primaire, tous les enfants sont là et les parents sont sur leur 31. Nous entrons en silence dans le gymnase de l’école. Les professeurs sont sur les côtés latéraux. C’est une remise de diplômes pour des enfants qui finissent l’école primaire d’après ma (fine) conclusion !

Je suis consciente qu’en tant qu’étrangère (gaijin) j’ai eu une chance énorme de pouvoir assister à cette cérémonie. Le silence dans lequel elle se déroule est ce qui m’impressionne le plus.

Image

Image

!Image

Sayonara nekko !

Le premier jour, les premières rencontres

Enfin arrivée, après 16heures de vol en tout et une escale à Doha (apparemment, les français sont les seuls à ne pas prononcer le H de Doha !)

Première mission : retrouver Yoshiko, que j’ai rencontré sur couchsurfing.com et qui m’a proposé de m’accueillir deux nuits. Nous avons rendez-vous à Shinjuku, dans la station de métro aux sorties incalculables et aux passages incessants.
Nous avons rendez-vous sortie ouest, sous un panneau d’information et de vente de tickets. Problème, j’en vois déjà trois différents en arrivant à la sortie. Un japonais sur de lui, du jamais vu, vient m’aborder méthode old fashion pour me proposer d’aller boire un café. Il faut rappeler que les japonais ne vont que très rarement vers les filles et encore moins vers les occidentales. Je lui explique que je ne suis pas en position d’accepter son invitation, étant donné que je cherche un visage inconnu dans une station sûrement plus grande que certains petits pays.

Je trouve finalement un autre garçon vers qui je vais, qui ne parle pas un mot anglais, mais à qui j’arrive à faire comprendre que je dois appeler un numéro japonais. Sans réfléchir, il me laisse son portable, ce qui permet de donner plus d’informations sur ma position à Yoshiko, qui a un sens de l’orientation à peine plus développé que le mien.

Tout est bien qui finit bien, yoshiko m’accueille avec son amie Gami et nous partons dîner ensemble dans un restaurant qui se veut français. Elles me font honneur en m’y emmenant et je suis ravie de déguster des brochettes camembert-jambon(?)

20140315-170926.jpg
Yoshiko (à gauche) et Gami

Faire son sac à dos, un casse tête chinois

Le sac
J’ai regardé des tutos pour faire mon sac, oui oui cela existe. J’affronte le froid et le chaud durant les trois mois à venir, donc les préparatifs des tourdumondistes m’ont bien aidée.
J’ai choisi de réduire au maximum mes affaires. Je pars avec un sac de 40 litres.
J’entends serviette mircrofibre, vêtements de sports techniques et doudoune uniqlo qui se glisse partout une fois pliée dans sa pochette. Je ne pars pas dans le désert donc si jamais il me manque quelque chose d’important, je peux l’acheter sur place.

20140315-171138.jpg

Billets d’avion moins chers pour voyager à l’intérieur du Japon

Le JALFare

Sur le même principe que le JRPASS, les Fare de certaines compagnies permettent des voyages en avion à l’intérieur du pays. C’est aussi réservé aux étrangers. Voici les compagnies qui proposent ces pass :

Ana.co

Jal

Il y a d’autres compagnies comme skynetasia, mais la traduction anglaise n’est pas leur fort. A moins d’être bilingue japonais, je ne comprends pas comment s’effectue la réservations chez eux (pas faute d’avoir essayé !)

Je vais prendre un JalFare. Il devient possible avec deux billets d’avion réservé. Je prendrai un Fukuoka- Okinawa et un OKINAWA – TOKYO. J’ai compris que je paierai 26000 yen pour les deux. C’est une partie de mon budget, certes, mais le ferry pendant 30heures jusqu’à Okinawa, ce n’est pas pour moi.

 

Acheter ou pas son Japan Rail Pass ?

Le JRpass

Je n’ai pas de JRpass, je ne l’ai pas pris, je ne le prendrai pas.

Le Japan Rail Pass est un billet (presque) illimité sur (presque) tous les trains japonais de la ligne JR pendant une période déterminée au préalable.

Il est possible de prendre un JRpass valable 7 jours, 14 jours ou 21 jours.

Il faut le réserver dans son pays d’origine car il est réservé aux étrangers (ENCORE je sais).

Pour 3 mois, il ne me paraît pas approprié à mon voyage. De plus, je vais essayer de voyager en bus de nuit certaines fois, je prendrai surement le train deux ou trois fois, je regretterai peut-être de ne pas l’avoir pris, mais pour l’iinstant je reste sur ma position.

 

Dormir pas cher à Tokyo

Sakura House

Pour moi les SAKURA HOUSE restent LA solution du logement pas cher à Tokyo. Vous ne serez pas dans un hôtel 5 étoiles, mais quand on voyage trois mois, c’est qu’on est prêt à mettre son confort habituel de côté.

Le – : Il faut rester un mois minimum pour profiter des prix avantageux des Sakura.

Il y a une caution à avancer de 30 000 yen, qui est remboursée jusqu’à 20 000 yen après votre départ.

Le + : Cela coûte entre 300€ et 500€ euros le mois, en fonction de la taille de votre chambre et de l’immeuble. C’est imbattable pour Tokyo, (500/30 = 16,6 => votre logement vous revient à moins de 17€ par nuit !!!

Vous avez votre chambre, et vous partagez salle de bains et séjour/cuisine avec les autres habitants de l’immeuble. Pour moi, c’est un atout. En effet les Sakura sont réservées aux étrangers faisant leurs études ou autres au Japon. Seuls les japonais ayant la double nationalité peuvent prétendre à un logement Sakura. Vous évoluerez dans un bain de cultures différentes, souvent toutes réunies par un point commun : l’amour du Japon.

Bizarrement, les étrangers (gaijin en japonais) que l’on rencontre au Pays du soleil levant  ne sont pas tous des fanatiques de cosplay et autre Japanexpo. La plupart du temps, ceux qui font le pas de monter dans un avion sont intéressé par bien plus de côtés de la culture japonaise. La technologie,  la religion, la musique, l’histoire, la langue.

 

Le Wwoofing au Japon, aider les agriculteurs contre un logement

Inscription wwoofing

Le WWOOF (« World-Wide Opportunities on Organic Farms ») est un réseau mondial de fermes bio qui se proposent d’accueillir toute personne souhaitant partager leur quotidien et leurs travaux en l’échange du gîte et du couvert.

Wwoofjapan.com pour le wwoofing au Japon.

Il faut compléter des détails sur soi pour s’inscrire et donner une participation de 5500 yen (environ 40€). L’inscription est valable un an.

Le site n’est pas le site le plus ergonomique du monde. La navigation se fait difficilement, il faut voir les hôtes un par un, il n’y a pas de recherches intuitives.

téléchargement

 

Couchsurfing ou l’hébergement gratuit au Japon

Inscription CouchSurfing

cs

Le site CouchSurfing est un site/réseau social fondé sur la solidarité entre voyageurs. Tout le monde, jeune ou moins jeune, peut se créer un profil et voir les personnes qui offrent leur canapé pour une nuit (ou bien plus).

Evidemment, tout est gratuit. On peut avoir du mal à y croire, mais les personnes n’attendent absolument rien en retour du gite offert.

Pour les détracteurs ou les affolés habituels, bien sur qu’on peut tomber sur quelqu’un de malintentionné. Le site nous permet de choisir son hôte ou son invité en fonction de son profil, ses photos, des commentaires laissés par d’autres internautes etc…

De plus, rien ne nous empêche de faire un tour sur skype pour s’entretenir avec la personne qu’on va rencontrer.

Je suis inscrite depuis 2009, je l’ai utilisé en recevant à deux reprises des étrangers chez moi. Cela s’est très bien passé et je vais désormais être celle qui sera accueilli.

 

Choisir son billet avion pour un voyage Paris Tokyo

flights-airlines--qatar_airways_boeing_787_j29v5r--620x300

J’ai pris mon billet 1 mois avant mon départ avec QATAR AIRWAYS : 540€

Il y a une escale à Doha.  Ceci est le prix aller-retour Paris-Tokyo Narita du 13 mars au 8 juin.

ASTUCE :

Je commence mes recherches sur les différents comparateurs de vols en ligne comme Opodo ou Easyvol, puis je me rends sur le site de la compagnie qui offre les billets les moins chers.

En effet, les comparateurs de vols affichent un prix qui ne tient pas compte de frais supplémentaires que ces mêmes sites imposent, qui sont rajoutés au moment du paiement final. La note peut devenir nettement plus salée que prévue, donc j’ai pris l’habitude d’utiliser les comparateurs comme un outil, puis de me rendre sur le site officiel de la compagnie qui propose les prix les plus intéressants.